Catégories
Du vécu

On va causer Yoga mais de la vie aussi

Ce blog va me permettre d’échanger avec vous sur le fabuleux monde du Yoga mais aussi sur la vie en général. Mais vous pouvez aussi me soumettre un article de votre cru ( création perso ) que je me ferai un plaisir de publier sur ce blog.

Suivant votre humeur vous pourrez choisir parmi les catégories suivantes ( il vous suffit de descendre en pied de page pour voir le menu déroulant) :

Du vécu : Tout ce que j’ai pu ou vous auriez pu vivre de concret dans la pratique du Yoga.

Techniques de Yoga : un exemple : les différentes méditations, visualisation, mantras, ou postures, respirations etc..

Spécial Covid : pour sortir de l’information qui tourne en rond dans nos médias et apporter peut-être de nouveaux angles ou lancer des pistes réflexions sur ce que nous vivons en ce moment.

Catégories
spécial covid

Je n’y comprends plus rien !

Ce matin, ma factrice a donné un coup de pied dans son vélo, jeté son casque et crié au ciel «  boulot de merde » !

Elle avait juste oublié son passe pour entrer dans mon immeuble. En ces temps de confinement, ce devait être la goutte de trop… le vase de l’incompréhension, de l’injustice, devait être plein.

Elle avait peut-être le droit de se dire :

Il y a ceux qui travaillent comme moi et  ceux qui, tranquilles, et pépères à fainéanter toute leur journée avec des aides de l’Etat, matent, en sirotant un thé ou un café, les jolies factrices qui passent sous leur balcon.

Ou encore, il y a ma mère, si seule, que je ne verrai pas pendant deux mois…

Ou mon mec qui tourne en rond dans notre appart et que je retrouve le soir sur les dents et qui n’attend qu’une chose, calmer sa frustration par un câlin quotidien. On voit bien que ce n’est pas lui qui pédale !

J’en ai marre de rien y comprendre à tout ça ! Marre de ces chiffres, de ces statistiques ! De ces pétitions que je reçois par mail signées par des centaines de médecins, pharmaciens qui dénoncent des omissions ou des aberrations de nos gouvernants !

Et puis c’est quoi ces commerces qui ouvrent et ceux-là qu’on ferme ! Et puis ces personnes âgées en prison dans leurs chambres ! Quitte à être en prison qu’on leur installe au moins un parloir dans une salle commune ! Ils pourront au moins voir un peu leurs petits enfants avant de mourir ! Et puis qu’est-ce qui va se passer lors de la prochaine grippe ! Ils vont peut-être nous confiner pour celles-ci aussi ? Parce que là aussi les chiffres ils ne vont pas être beaux !

Je suis fatiguée de tout ça, tiens, je vais rentrer chez moi, me faire un petit café et mater les fantômes qui passent sous mon balcon !

Et j’ai vu ma factrice laisser son paquet d’enveloppes au pied de mon immeuble et partir d’un coup de pédale rageur je ne sais où.

Catégories
spécial covid

Anahata, où l’art d’ôter le masque.

Nous n’avons pas eu besoin du Coronavirus  pour porter des masques. Cela fait si longtemps que nous n’avons pas laissé notre visage s’éclairer d’un sourire, d’un regard bienveillant devant l’inconnu qui passe ou notre voisin à sa fenêtre. Osons-nous nous sentir nus et petits. Il n’est pas de plus grand courage que de se montrer doux et fragile et tel qu’on est, sans faux semblants. Pourtant, que risquons-nous à montrer qui nous sommes à nos êtres chers et aux autres ? Il est plus que jamais temps de dire à nos proches que nous les aimons. Il m’a fallu du temps pour oser m’ouvrir ainsi à cette énergie d’amour et aujourd’hui, je reçois tant d’amour en retour que je trouve cela idiot d’avoir attendu si longtemps. Le coronavirus est un tout petit être vivant qui sépare les gens qui s’aiment, qui nous isole les uns des autres pour nous rappeler la chance que nous avons de vivre ensemble et d’être des êtres évolués, riches de sentiments, portant au centre du thorax un cœur prêt à donner et à recevoir de l’amour. Là, se trouve notre quatrième chakra, Anahata. Là, se trouve notre plus grand défi. Saurons-nous ôter le masque ? Saurons-nous nous aimer vraiment et aimer chaque être vivant comme nous aimerions être aimés au plus profond de nous ?

Catégories
spécial covid

Notre deuxième chakra est confiné

Vous voulez que je vous dise pourquoi je suis terriblement peiné de voir des personnes se promener au bord du canal avec le masque sur le nez ? Parce qu’ils se coupent de ce qui les relie à la vie. Ils respirent leur gaz carbonique, leurs déchets pulmonaires au lieu de prendre une bonne bouffée d’air frais et de goûter aux saveurs de la nature. Comment peut-on laisser la peur nous priver de ce besoin fondamental ? Les végétaux respirent, les animaux aussi, c’est ce qui caractérise l’être vivant. Sommes-nous encore vivants ? Je sais bien que ceux qui passent leurs journées derrière leur télé ou leur Smartphone se passent volontiers de la nature. Seule leur cervelle en mode passif leur donne la sensation d’exister. Qu’en est-il de ces merveilleuses sensations visuelles, olfactives, auditives et celle encore plus bénéfique du silence que nous vivons à chacun de nos pas sur le chemin ?

Swadhistana, notre deuxième chakra, se situe au niveau de notre bas ventre. Il est le lieu du plaisir de vivre, des sensations, de l’énergie vitale et des besoins vitaux, de notre instinct de survie et de la relation à deux. Il est l’énergie du monde végétal. C’est ce chakra que vous nourrissez quand vous faites une promenade. Alors pour ceux qui ont la chance de longer notre canal du midi ou de pouvoir profiter de parcs et de rues calmes et arborées, s’il vous plaît, bas les masques et profitez des joies de la nature !

Catégories
spécial covid

Nous ne sommes pas le nombril du monde !

Il se nomme Manipura, c’est le chakra du pouvoir qui se trouve au coeur de notre ventre, derrière notre nombril ! C’est un centre énergétique puissant gouverné par le feu qui dévore, transforme tout. Il correspond au règne animal (le premier chakra au niveau du périnée c’est le règne du minéral, le deuxième chakra au niveau du bas ventre correspond au règne du végétal). Quand ce chakra est trop actif, l’être humain devient dominateur, quand il est trop passif, l’être humain se soumet. Notre humanité est bloquée entre ce troisième chakra et le quatrième au niveau du coeur, Anahata, le chakra de l’amour. Entre pouvoir et Amour, voilà le défi qui nous attend. Serons-nous capables d’écouter notre coeur ? Resterons-nous gouvernés par cette esprit de domination, de possession ou par cette soumission aveugle aux personnes qui nous gouvernent ? Ils nous faut apprendre à trouver notre juste place en ce monde, ni dominant, ni dominé. Il nous faut rechercher l’équilibre de Manipura, le chakra du pouvoir. Il nous faut arrêter de soumettre les êtres faibles que sont les animaux, les végétaux, la nature en fait. Mais celle-ci n’a pas dit son dernier mot, peut-être que ce virus et tous les défis qui nous attendent ( catastrophes naturelles ) ne sont pas forcément des ennemis mais au contraire nos aides les plus précieuses pour qu’enfin, nous quittions ce mode dominateur et destructeur pour retrouver cette voie du milieu qui prône l’équilibre des énergies. Alors peut-être pourrons-nous passer au règne humain véritablement, au dessus de l’animal dans le chakra du coeur où est notre vraie place, celle du partage, de l’amour pour soi et pour les autres. Nous avons eu le tort de penser que nous étions le nombril du monde, tout être vivant a le droit de vivre heureux sur cette terre .

Catégories
spécial covid

Nous avons oublié !

Personne n’a envie de mourir, c’est là notre peur la plus profonde, grégaire et inévitable pourtant. Et c’est souvent cette peur là qui paralysent notre raison et nous faire faire n’importe quoi.

Pourtant nous là frôlons tous les jours cette mort, à chaque instant de notre vie. Nous oublions même que nous sommes en permanence des miraculés de la vie.

Nous oublions que nous sommes bien nés, au bon moment, au bon endroit.

Nous avons oublié que notre si chère voiture est un engin de mort pour nous et pour les autres. Que notre mal bouffe, nos cigarettes, notre verre d’alcool nous tue un peu plus chaque jour.

Que notre indifférence laisse des gens mourir de faim ou de froid ou d’épuisement ou de déprime. Et parfois ce sont nos voisins.

Notre vie de plaisirs et de consommation qui détruit la planète tuera bien nos enfants.

Et les maladies font partie de notre quotidien et les virus ont toujours fait beaucoup de dégâts.

En fait, nous avons toujours continué nos petites habitudes et n’avons pas vécu chaque jour de notre vie avec un petit pointeur statistique nous indiquant la probabilité de notre future mort en fonction de l’activité que nous allions entreprendre.

Nous sommes nous habitués à la mort ? Avons-nous la capacité de porter des œillères ? Préférons-nous vivre sans voir la mort en face ?

Ou tout simplement, avons-nous la capacité d’accueillir sereinement le fait que la mort fait partie de la vie et qu’il nous faut profiter de chaque moment comme étant le bien le plus précieux qui soit ? Et en cela accepter que nous ne puissions jamais tout contrôler ? Même un virus qui ne demande qu’à vivre lui aussi et se repaître de nos vies comme nous nous nourrissons chaque jour de la vie d’autres êtres vivants.

A force d’aseptiser, de protéger, que restera-t-il de notre système immunitaire qui déjà bat de l’aile ?

Et puis ce virus là, n’ira-t’il pas se coucher pour de bon, une fois repus ? Qu’en sera-t’il si nous l’affamons ? Reviendra-t-il sans cesse à la charge au moindre faux pas de notre part ?

Nous en arrivons à vivre contre nature puisque nous nous privons de la seule liberté qui soit, celle du mouvement. Nous n’avons plus le droit d’aller où bon nous semble. Comprenez qu’un être vivant se caractérise par sa faculté de respirer et de se déplacer. Vous allez me répondre : il n’est pas question de laisser la mort l’emporter et qu’il nous faut faire le sacrifice de nos libertés pour que d’autres puissent vivre. Très bien, alors pourquoi ne pas décider de ne rouler qu’en transport en commun, de ne plus vendre de cigarettes et d’alcool, de produire et consommer en respectant la planète etc.… pour que demain nos enfants ne meurent plus bêtement du fait de notre égoïsme ? Est-ce que cette peur incontrôlée que nous vivons aujourd’hui face au virus nous étreint ainsi quand nous prenons nos voitures, fumons, buvons, et consommons tous nos produits polluants et toxiques ? Oserai-je dire pour conclure que nous avons la trouille des ennemis que l’on nous montre en boucle dans les médias quotidiennement et que nous oublions ceux qui se tiennent tapis dans l’ombre et qu’aucun projecteur ne vient éclairer ? Ou pire que l’être humain n’a pas la capacité de raisonner sur le long terme ? Entre bêtise et égoïsme quel est le moindre mal ? Et puis si la peur est un poison mortel qui fera peut-être davantage de mal que le virus lui-même, qu’en est-il de la culpabilité que nous ressentons quand les bons penseurs nous montrent du doigt quand nous avons eu le malheur de sortir faire une promenade dans nos campagnes sources de vie où quand nous avons eu envie d’embrasser une dernière fois un de nos êtres chers que la solitude éteint doucement jour après jour ?

Par contre, il nous faut continuer cette frénésie de la production et de la consommation et toutes nos belles usines tournent à plein régime, nos grands actionnaires ne perdront pas d’argent et les petits indépendants n’ont plus qu’à faire faillite… Alors oui nous avons oublié que nos ennemis naturels n’ont jamais de mauvaises intentions, ils tentent de nous montrer que nous prenons les mauvais chemins mais nos peurs nées de notre égoïsme et de nos raisonnements à court terme nous empêchent d’en comprendre les leçons… Espérons que nos cœurs et notre sagesse s’ouvrent enfin pour un monde meilleur.

Catégories
techniques yoya

Les respirations en yoya

Que veut dire respirer ?

La respiration est le point commun de tous les êtres vivants. Un être vivant est un être qui respire. Il y a la respiration cellulaire, la respiration pulmonaire et la respiration énergétique. La respiration relie le corps physique (grossier) au corps énergétique (subtil)

Catégories
Du vécu

Faire une retraite Vipassana

Remarque :Une liste des catégories d’articles existe en pied de page

anna médite

J’ai eu la chance de découvrir, il y a deux ans qu’un centre de retraite Vipassana s’était installé dans les locaux d’un lycée agricole au coeur de la campagne lot et garonnaise à quelques dizaines de kilomètres d’Agen. Je ne connaissais pas la méditation Vipassana mais mon intuition me dictait de m’y inscrire et c’est ce que j’ai fait et je ne la remercierai jamais assez. Je vais donc vous raconter ce que j’ai vécu durant mes dix jours de retraite Vipassana.

Le programme des réjouissances

Levé à 4 heures du matin par un gong, je tombe du lit, les bras en aveugle pour ne pas me cogner contre le meuble de la petite chambre d’étudiant( nous sommes hébergés dans les dortoirs d’un lycée agricole en plein milieu de la campagne tonneinquaise dans le 47). Je fais attention de ne pas croiser le regard de mon colocataire ( nous n’aurons pas le droit d’échanger de paroles, ni de regards pendant 10 jours pour rester concentré sur notre univers intérieur). Vite la douche en finissant par un flot glacé pour se réveiller (le jet glacé c’est moi qui l’ai voulu, nos douches sont chaudes à souhait). 4h30, nous sommes assis sur nos coussins de méditation, concentrés sur l’air qui passe par nos narines, l’air qui entre, l’air qui sort… je suis assailli d’idées, de pensées, d’images mais je reviens à chaque fois à la sensation de l’air qui entre et qui sort de mes narines. parfois un court instant de répit et une étrange paix prend possession de moi pour être aussitôt parasitée par une nouvelle idée ou image, parfois je m’aperçois au bout de je ne sais combien de temps que je me suis assoupi, alors je reprends inlassablement l’observation de ma respiration. Pas besoin d’être Einstein pour méditer. Puis au bout d’une demi-heure viennent les premières courbatures, premières tensions musculaires, elles sont vicieuses, elles se promènent dans tout le corps, je ne sais jamais où elles vont apparaître. Au bout d’une heure, c’est la torture, une douleur lancinante entre les omoplates m’oblige à bouger un peu et une autre dans le genou gauche n’arrête pas de me harceler. Finalement, je quitte un peu la posture et allonge mes jambes, remue mes épaules puis je reprends la posture. Le plus difficile est de trouver cette voie du milieu que Bouddha préconisait. Il faut trouver le juste effort, celui qui nous fait progresser avec courage et détermination mais sans nous blesser, ni nous dégoûter. Enfin, le gong sonne 6 heures et la fin de ma méditation. C’est un immense soulagement et la joie d’avoir tenu jusque là. Nous marchons un peu dans la cours de récréation. Il fait bon, l’air sent bon et le soleil levant de Juillet et splendide. Nous sommes une cinquantaine de garçons de 18 à 80 ans à déambuler ainsi ( les filles sont séparées de nous à l’opposé du bâtiment), certains restent concentrés, d’autres marchent vite, d’autres sont étendus au sol les bras en croix. Il y en a qui ont le visage tendu, d’autres sourient intérieurement, certains semblent chercher le regard des autres, le silence règne en maître.

Petit déjeuner végétarien

7h nous déjeunons en silence les yeux perdus dans nos pensées ou collés à notre banane, nos céréales, notre café ou notre thé. Les bénévoles qui nous servent sont des servants qui donnent 10 jours de leur temps pour nous offrir la joie de découvrir la méditation Vipassana comme ils ont eu eux aussi la chance de le vivre.

La magie du bénévolat.

Les retraites Vipassana sont organisées par des bénévoles qui doivent avoir suivi une retraite de 10 jours. Ce sont nos dons en fin de retraite ( c’est nous qui déterminons l’argent que nous pouvons offrir) qui permettrons à d’autres personnes de vivre cette opportunité d’éveil.

Il faut bien reprendre…

Nous voilà repartis pour méditer de 8h à 11h, soit dans la salle commune, soit dans nos chambres… Je préfère, et c’est le cas de la plupart d’entre nous, méditer avec le groupe, je me sens porté par cette énergie collective et je sais que comme moi mes amis méditants luttent pour ne pas lâcher l’effort. Car rester concentré ainsi sur cette zone minuscule que forme l’entrée des narines est une prouesse de chaque instant. Puis nous déjeunerons à 11h d’un repas végétarien en essayant de ne pas trop remplir nos estomacs afin d’éviter la somnolence pendant la pratique.

la suite est pour bientôt